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    Lost Soul: The Doomed Journey of Richard Stanley's Island of Dr. Moreau

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    L’actrice Fairuza Balk avait dit à propos du tournage de l’île du docteur Moreau (1996) que c’était le film le plus fou qu’elle avait tourné. Venant de sa bouche je me suis dit que le tournage avait dû être aussi fou que le résultat final. Mais apprenant plus tard que Marlon Brando aurait dit la même chose du même projet je me suis tout de suite dit « Oh! On a une confirmation. Ce tournage là ne devait pas seulement être fou, le set devait être un asile. »

    Un bond en avant et Fairuza écrit sur twitter qu’elle va raconter la vérité en entrevue sur ce qui s’est passé pour que New Line en arrive à congédier le jeune réalisateur Richard Stanley. Tout ça semblait intéressant mais je ne m’attendais jamais à voir un documentaire aussi honnête et amusant sur le sujet. Peu de temps après, le film révéré dans quelques festivals de films de genre sort en DVD et c’est du vrai bonbon pour les fans de cinéma, que vous ayez aimé ou détesté la version des années 90 de The Island Of Dr. Moreau.

    Après le succès de son film indépendant Hardware et le tournage de Dust Devil avec Miramax, Richard Stanley se fait offrir le rêve d’une vie sur un plateau : Tourner une adaptation d’un livre avec lequel il est familier depuis son enfance, l’île du Dr. Moreau. Stanley étant un réalisateur différent de la plupart des hommes de sa profession durant ces années aurait très bien pu être l’homme de la situation mais avec une star de la magnitude de Marlon Brando, rehaussant de beaucoup le budget que les producteurs et même Stanley auraient voulu plus modeste, la jeunesse du réalisateur et sa nonchalance au cours de la pré-production faisait douter bien des gens sur ses capacités à diriger un aussi gros projet. Située à Cairns, au Nord de l’Australie, l’équipe a aussi du affronter des problèmes avec la température et j’en passe. Pour comprendre la vision de Stanley de ce qui se passait sur le tournage, il faut écouter l’homme et essayer de s’imaginer à sa place, avec sa personnalité et ses croyances. Mais son congédiement n’était au fond que le début du cauchemar. L’arrivée de John Frankenheimer, un réalisateur tout ce qui a de plus respectable, sur le déclin à l’époque allait empirer les choses. Avec aucune vision particulière et très peu de temps pour retravailler le script, Frankenheimer est arrivé à tourner un film avec un début, un milieu et une fin si on veut mais à quel prix? Engagé à cause de sa réputation de réalisateur dur, ayant corrigé le tempérament d’acteurs difficiles tout au long de son illustre carrière, Frankenheimer devait s’occuper des cas Brando et peut-être même encore pire, le cas Val Kilmer : Un acteur super cool, N’ayant de temps pour personne, ayant du mal à accepter que son poste d’acteur ne lui conférait pas celui de réalisateur, mais toujours prêt à essayer de discuter avec le grand Brando et peut-être même l’impressionner. Ayant demandé beaucoup moins de travail au début du tournage, Kilmer tentait désespérément de réécrire le scénario de façon à pouvoir travailler avec l’idole de la bande de bozos que plusieurs se sont avérés être durant ces six mois en fin de compte.

    Frankenheimer laissait Marlon Brando improviser ou tout réécrire au fur et à mesure. Kilmer écrivait de son côté, Frankenheimer, avec une attitude toute professionnelle insultait et criait après presque tous les membres de la distribution, excepté Brando bien sûr. Avec la réputation que l’on connaît à Val Kilmer, je pense que ce tournage en particulier fût le début de la dégringolade. Idem pour les autres acteurs. Et bien qu’aussi bon que respecté, je pense que Frankenheimer n’était simplement pas à sa place, incapable d’accomplir ce dont il avait été engagé pour accomplir : Restreindre les demandes de Brando et des autres acteurs. Et à travers tout ça, il faut penser aux extras, que l’on maquillait pendant des heures pour les faire ressembler le plus possible à des animaux et qui se retrouvaient souvent à ne rien faire de la journée à cause de disputes entre acteurs et réalisateur. Supposés travailler quelques semaines seulement, la plupart des extras se sont retrouvés pris au milieu de cet asile six mois de temps comme le reste de l’équipe, séparé du cast principal, que l’on traitait quasiment comme des prisonniers.

    Frankenheimer ne savait pas dans quoi il s’était embarqué mais je ne pense pas que Brando était à blâmé pour le désastre malgré toutes ses folles demandes, auxquelles il semble qu’on n’ait pas souvent dit non (Suffit de regarder le film pour s’en rendre compte.) Mais vous savez ce qu’on dit : « Donner à un homme tout ce qu’il veut est probablement la pire chose qu’on puisse lui faire. » S’étant présenté sur le plateau de The Island Of Dr. Moreau tel un Dieu et ayant été admiré et chouchouté par la plupart de ses sujets comme à l’habitude, pour ressortir en tant qu’une simple farce ambulante, même Brando n’était pas immunisé à ça à ce qui parait.

    De tous les documentaires sur des Making Of de films que j’ai vu, du moins ceux que je possède, Lost Soul The Doomed Journey est mon préféré. Et à travers tout ce gâchis qu’était le tournage, il y a des moments assez drôles pour prendre le tout avec un grain de sel. J’aurais cependant aimé en entendre un petit peu plus. Exemple : La relation d’amitié qui s’est vite développée entre Stanley (Réalisateur) et Fairuza Balk. Mais les acteurs David Thewlis et Ron Perlman, que j’aime beaucoup ne sont vus nulle part dans ce film, encore moins entendus. Je suis sûr que du positif est ressorti dans tout ça. Qu’il y a beaucoup plus d’histoires à raconter. Pour ce qui est de Stanley, je ne peux m’empêcher de me sentir mal pour ce jeune créateur talentueux ayant mis beaucoup de son temps et de son énergie à dessiner des monstres, des décors et à peaufiner son scénario, pour voir son travail finir aux vidanges. Je lui souhaite le meilleur.

    Consolation? Si vous regardez ou avez déjà regardé l’île du Dr. Moreau, il faut admettre que Marlon Brando avait beaucoup d’imagination!

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    [email protected]  22.4.2016 âge: 26-35 3 critiques

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